mardi 7 février 2012 15h47
ILE ET EUX
Course à la récupération politique en Guadeloupe : il fallait jouer le 12, le 4 et le 7
Une arrivée dans un mouchoir
Le fort mouvement social qui secoue la Guadeloupe depuis plus d’un mois avait laissé jusqu’ici la classe politique métropolitaine de marbre. Dans la torpeur de cette fin d’hiver, l’annonce de Nicolas Sarkozy de se rendre sur place en Avril prochain a fait l’effet d’une bombe.
Le réveil
Soudain les dirigeants des principaux partis ont allumé leur téléviseur et constaté avec effroi la terrible légitimité de l’agitation qui régnait sur l’île. Passer à côté d’une telle vindicte populaire s’est vite révélé impensable et il est apparu tout aussi impératif d’arriver le premier en Guadeloupe devant les caméras. Afin de ne créer aucune ambiguïté, chaque parti politique a donc équipé son représentant d’un dossard qui a permis d’établir avec précision l’ordre d’arrivée sur l’île Antillaise. Non partant le 9, François Bayrou.
Le ticket gagnant
Après une course très disputée entre "Paris Charles de Gaule" et la rue principale de Pointe à Pitre*, l’arrivée s’est jouée comme suit : Le 12, Ségolène Royal casaque violine, d’une courte tête devant José Bové portant le dossard n°4 et enfin le 7, Olivier Besancenot qui s’est laissé distancé dans le virage des tribunes. Les parieurs qui avaient joué la bonne combinaison gagnent une semaine en hôtel club en république Dominicaine où le calme règne.
* Rebaptisée "Point aux Pitres"

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