mardi 7 février 2012 16h51
SACCAGES DE STRASBOURG
Les forces de police étaient pourtant bien informées
Les CRS dans le feu de l'action
La mise à sac et l’incendie de nombreux bâtiments d’un quartier de Strasbourg par des groupuscules ultra violents suscitent aujourd’hui bien des questions. Pour Michèle Alliot-Marie, la coordination ne peut être mise en cause car les policiers ont été tenu informés heure par heure de l’évolution de la situation.
Presque à temps
En effet, par un procédé d’une haute technicité testé actuellement par le ministère de l’intérieur, chaque policier a pu suivre le déroulement du sommet de l’Otan dans ses moindres détails. Le départ de chaque manifestation, de chaque débordement a été presque instantanément transmis à des bataillons de CRS armés jusqu’aux dents.
« Nous avons effectivement ressenti une sensation de chaleur aux abords de l’hôtel Ibis » a déclaré le commandant d’un détachement de CRS présent dans le quartier. Hélas, malgré les efforts d’un coursier pour apporter les dernières éditions de la presse française et étrangère, les forces de police n’ont pas pu être informées à temps de la localisation des dégradations.
Moralité
Mais comme l’a dit le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant : « Les policiers ne pouvaient pas être partout ». Magnifique conclusion qui a mis du baume au cœur des Strasbourgeois et tout particulièrement du maire de la ville qui a ajouté : « Tu l’as dit bouffi ».

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